Depuis quelques mois, la pandémie nous oblige à repenser chaque aspect de notre vie professionnelle et personnelle sous un autre angle. Nos repères les plus solides disparaissent un à un et ce qui nous semblait inconcevable l’an passé est devenu une réalité quotidienne aujourd’hui.

 

Alors que le confinement nous annonce de longues soirées de réflexion cet automne, comment peut-on réinventer le marketing olfactif pour répondre aux enjeux de la société post-Covid ?

Pour repenser l’expérience client en 2020, il faut imaginer que le moment passé dans une boutique, un grand magasin ou un hôtel puisse redevenir un moment de plaisir, de détente et de curiosité. La tendance voudrait qu’on reste chez soi, qu’on commande en ligne et qu’on privilégie le « Click & Collect ». Bien sûr, le port du masque n’incite pas à flâner entre les rayons, à humer de nouvelles senteurs et à multiplier les virées shopping. Chaque passage dans un magasin commence désormais par des effluves de gel hydroalcoolique qui dessèchent les mains et agressent souvent les narines… Mais alors que la crise sanitaire nous coupe chaque jour un peu plus de contacts humains et d’émotions sensorielles, n’est-ce pas justement aujourd’hui que nous avons le plus besoin de nous plonger dans un univers sécurisant qui nous invite à découvrir d’autres horizons ?

Les marques ont aujourd’hui l’opportunité d’offrir à leurs clients une expérience en magasin qui participe à rendre leur quotidien plus léger et plus joyeux. Une fois le protocole sanitaire mis en place, chaque enseigne peut ainsi créer un lien puissant avec ces clients en leur proposant un temps où le réel prend le dessus sur le virtuel et où le plaisir prend le dessus sur le besoin d’efficacité. Et pour compenser l’overdose d’écrans, de visages sans sourires et de règles sanitaires, que peut-on trouver de plus magique qu’un parfum enveloppant et rassurant, qui ravive des souvenirs enfouis de temps plus heureux ?

Et si c’était justement à l’époque des masques, du gel hydroalcoolique, du Click & Collect et du couvre-feu que le marketing olfactif était le plus nécessaire ?